Chers lecteurs et lectrices avérés,
aujourd'hui, votre dévouée Nanoush se retrouve dans l'obligation de faire étalage de ses impressions quant à sa récente visite au fameux établissement "L'Infini".
Attachez vos ceintures, car ça ne va pas être une critique élogieuse, loin de là !
Nous avions réservé en soirée pour un groupe de huit convives, dans le cadre d'une célébration d'anniversaire.
L'accueil initial fut des plus charmants, et la décoration de ce lieu était des plus agréables. Toutefois, une troublante attaque de moustiques affamés, aussi voraces que nous, nous a laissé quelque peu perplexes.
Une fois que notre groupe au complet était rassemblé, nous avons passé notre commande avec une relative célérité. Le menu, affiché à 45 €, incluait une entrée, un plat et un dessert, avec deux options pour chacun.
Nous nous attendions, compte tenu de la brièveté du menu, à un service rapide. Hélas, il en fut tout autrement.
Au moment de prendre notre commande, la serveuse nous regarda avec condescendance lorsque nous lui demandâmes des précisions sur le mystérieux "Saumon des Caraïbes". Son attitude peu professionnelle et sa tonalité méprisante laissent à désirer.
Nous attendîmes patiemment pour nos boissons, puis pour notre amuse-bouche, dont le contenu laissait grandement à désirer. Un feuilleté au jambon et béchamel insipide, dépourvu d'assaisonnement, et un toast aux crevettes à la sauce cocktail, dont le goût de crevette congelée prédominait, accompagné d'une baguette cuite au four à la texture redoutable pour nos dents.
Permettez-moi maintenant de vous entretenir de l'ambiance, élément crucial de toute expérience culinaire. L'Infini dispose d'une partie bar dans son parking, et ce samedi soir, nous fûmes confrontés à une soirée karaoké.
Entendre les mélodies de Claude François ne me dérange guère, mais le restaurant avait aussi sa propre bande-son, créant un mélange sonore discordant des plus désagréables pour nos oreilles.
Nous dûmes demander à la serveuse d'intervenir, bien qu'elle semblât surprise et agacée par notre requête. Elle coupa finalement le son du restaurant, mais, 30 minutes plus tard, la musique réapparut. Quand nous exprimâmes notre frustration face à cette situation qui rendait toute conversation normale impossible, elle nous répondit qu'elle n'avait plus de contrôle sur la musique.
Finalement, la musique fut baissée, mais notre repas se déroula sous l'influence de deux ambiances musicales incongrues.
Du point de vue gustatif, le carpaccio se révéla satisfaisant, tout comme son assaisonnement. Cependant, le "Saumon des Caraïbes en écailles de Chorizo et Courgette - Caviar de poisson Volant" laissa tous les convives indifférents. Les prétendues "écailles" se réduisaient à deux tranches de courgette et deux tranches de chorizo empilées, accompagnées d'une sauce à l'ananas qui complexifiait inutilement ce plat déjà chaotique, tant sur le plan gustatif que visuel. Le goût prononcé du caviar ne s'accordait en rien avec le reste du plat, et une banane sous-cuite acheva de me décevoir.
Nous en conclûmes que ce plat reflétait parfaitement l'ambiance pompeuse, mais dénuée de raffinement, avec un assemblage incohérent d'éléments.
Le dessert, bien qu'honorable, était à l'image de la soirée : peu remarquable. Le serveur nous l'apporta en allumant des fontaines et des bâtons lumineux à notre table, sans aucune préparation préalable pour nous prévenir, ce qui nous sembla maladroit.
Enfin, quelques détails supplémentaires s'imposent : une bouteille d'eau à 6 € et des ti punch où le verre de rhum arrive déjà sucré.
En somme, chers lecteurs, il est triste de constater que ce restaurant, malgré les éloges que j'avais pu entendre, ne tient pas ses promesses. Nul doute que ce lieu recèle un potentiel inexploité, mais notre expérience fut des plus décevantes.
Nanoush









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