Mes chers lecteurs,
C’est avec une douce émotion que je vous écris aujourd’hui au sujet de ma deuxième visite au Kapok Sucré Salé, niché au cœur des Abymes.
Avant toute chose, permettez-moi une parenthèse. J’ai appris, avec une sincère tristesse, la disparition de l’ancien propriétaire. Ce lieu, déjà empreint de chaleur humaine et de savoir-faire, a été repris avec brio par sa fille — une transition tout en délicatesse, respectueuse de l’âme du lieu.
Le nom du restaurant rend hommage à un véritable monument naturel : un majestueux kapokier, dont la silhouette impressionnante se laisse admirer de près grâce à une passerelle joliment intégrée au décor. Une belle idée qui renforce le lien entre la table et la nature.
Côté ambiance, rien à redire : la décoration en bois est soignée, chaleureuse, presque enveloppante, et les serveuses sont d’un professionnalisme rare — disponibles, souriantes, précises.
Les cocktails et jus maison ? Originaux, bien pensés, surprenants dans le bon sens du terme. On sent une vraie recherche, une volonté de proposer autre chose que les classiques vus et revus.
Mais venons-en aux plats…
L’attente fut longue. Trop longue. Et c’est dommage, car les assiettes arrivent avec une belle présentation. J’ai goûté le plat de chatrou accompagné d’une mousseline de banane jaune : joli à l’œil mais… tout manquait un peu de contraste. Le moelleux de la banane, la tendreté du chatrou — sans relief, sans croquant. Peut-être l’absence des chips de poyo a-t-elle joué ? En tout cas, le résultat manquait de pep’s. Un plat qui, au final, portait bien son nom : plat.
Et pourtant… quelle claque en goûtant dans l’assiette voisine les rigatoni au blaff de parlourdes ! Un plat réconfortant, savoureux, parfaitement assaisonné, qu’on imagine tout droit sorti d’une cuisine de grand-mère des temps modernes. Si c’était à refaire, je n’hésiterais pas une seconde.
En dessert, j’ai choisi le Moelleux de Pampou — un jeu autour de la patate douce. L’idée est originale, le visuel prometteur, mais il manquait ce petit “je-ne-sais-quoi” qui transforme un dessert en souvenir. Le Tout Choco, quant à lui, semblait plus gourmand, plus équilibré — mais je n’ai pu que le regarder filer vers une autre table…
En résumé ? Une jolie adresse locale, tenue avec cœur et talent, qui mérite d’être connue. Il y a des ajustements à faire côté cuisine (notamment sur les temps d’attente et la texture de certains plats), mais l’intention est là, sincère, généreuse. Et ça, ça compte.
À bientôt pour une nouvelle escapade culinaire,
Avec toute ma gourmandise,
Nanoush 🍽✨











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